Du travail de poilus

L’artisanat des tranchées

Nous avons célébré il y a quelques jours le centenaire de la fin de la première guerre mondiale. Belle occasion pour évoquer nos poilus ! On rencontre souvent au hasard des brocantes ou des vide-greniers des objets de poilus, appelés aussi « artisanat des tranchées »!

Une belle paire de douilles (de poilu)

La première guerre mondiale a été un conflit très long, les hommes ont été mobilisés très longtemps. Entre les offensives, les poilus ont essayé de s’occuper en fabriquant des objets à partir des matériaux récupérés sur les théâtres des conflits. Avec du laiton, du cuivre et de l’aluminium récupérés sur les douilles de balles ou d’obus, d’éclats d’obus, ils ont fabriqué avec leurs maigres moyens des objets décoratifs pour faire des souvenirs qu’ils rapportaient à l’occasion d’une permission à l’épouse ou à la fiancée restée au pays. 

Ce petit artisanat connut un certain engouement et il se développa un petit commerce autour de ces objets. Des marchands achetaient aux poilus les objets qu’ils fabriquaient, ce qui leur permettait d’améliorer leur ordinaire. Parfois les objets étaient directement échangés contre un litron de pinard ou de gnôle ou un paquet de tabac.

Leur appellation d’artisanat des tranchées est un peu excessive. Dans la tranchée, le poilu essayait surtout de rester en vie. Ces objet sont plus souvent été fabriqués dans des camps situés en seconde ligne, ou par des poilus blessés ou mutilés. Mais ils étaient bien fabriqués par des soldats.

Des objets très variés

Ces objets sont très variés et d’inspiration très diverses !

A cette époque, un homme, un vrai, un poilu, ça fume ! Du gris, que l’on prend dans ses doigts et qu’on roule ! C’est pourquoi les poilus ont souvent fabriqué des objets de fumeur, comme des tabatières,des pyrogènes de poche (une petite boite avec un grattoir destiné à contenir des allumettes). Des briquets, mais il s’agit généralement d’objets plus imposants qu’aujourd’hui, des briquets « de table » réalisés à partir de douille de petits obus.

Briquet de poilu

Le courrier était important pour les poilus, c’était leur seul lien avec l’être aimé, la famille ou le village natal. C’est pourquoi, on rencontre souvent des coupe-papiers ou ouvre-lettres.

Coupe-papier ou ouvre-lettres

Des objets décoratifs : le vase fabriqué à partir de douilles d’obus est un grand classique, souvent décoré de motifs de fleurs un peu naïfs, d’inspiration art nouveau.

Paire de vases

Pour le bureau, on fabriquait des encriers, des portes plumes avec des douilles de balles.

On rencontre parfois des objets religieux, calvaire, crucifix. 

Le bijou à la mode, à cette époque est la bague de poilu, qui est un objet assez simple à fabriquer, que l’on gravait au nom ou aux initiales de sa fiancée.

Tous ces objets ont été dénichés sur le site de ma-petite-brocante.com

Objets de poilus sur ma-petite-brocante.com

Voici quelques liens très intéressants sur l’artisanat des tranchées :

L’artisanat des tranchées sur le site bleu horizon

Plein d’objets de poilus sur le site artisanat-de-tranchées.fr

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