Des buvards… bavards ou un conte de Noël

Le mois dernier, c’était les fêtes, vous connaissez sûrement cette tradition provençale des 13 desserts. Un de ces treize dessert est le nougat.

Dans cette note, je vais vous parler aujourd’hui de nougat, mais aussi de buvards et je vais même vous raconter une belle histoire en images…

Merci Tonton Louis !

Commençons par les buvards

Un buvard, les jeunes d’aujourd’hui ne savent même plus ce que c’est. Donc jeunes gens, sachez que vos parents et grands-parents écrivaient au porte-plume. L’encre ne séchait pas instantanément, on pouvait alors se tacher la main et faire d’horribles taches sur sa feuille. Pour éviter ce phénomène, on utilisait des buvards : des sous-mains en papier poreux qui « buvaient » l’encre. Il existait des buvards simples, unis, qu’on pouvait acheter à la papeterie (encore un magasin en voie de disparition) mais il a existé aussi de nombreux buvards publicitaires gratuits. En effet quel beau support publicitaire que le buvard, on l’a souvent sous les yeux ! On employait d’ailleurs plus souvent à l’époque le terme de réclame plutôt que publicité !

Graziella en déniche parfois et en a souvent à la vente. Certains de ces clients les apprécient particulièrement : ce sont parfois des nostalgiques du porte-plume, mais aussi des calligraphes et même des illustrateurs…

Graziella a déniché une belle série de 12 buvards que je vais vous présenter…

Buvards Chabert et Guillot

Il s’agit donc d’une série de 12 buvards publicitaires formant une suite. Chabert et Guillot sont à Montélimar, c’est une ancienne et honorable maison de nougatiers qui existe encore aujourd’hui et qui a été fondée en 1848.

Vous pourrez en savoir plus en consultant wikipedia ou le site de cette société.

A une certaine époque (je ne suis pas capable de dater ces objets, mais on dira autour des années 1960 ), cette société a donc sorti une magnifique suite de 12 buvards racontant une légende.

Les enfants, Tonton Louis va vous conter cette légende avec de belles images… et plus ou moins en alexandrins (surtout au début mais ça ne rime pas toujours, ensuite, quelques-uns sont un peu boiteux et après ça part en vrille). ce sont des vers de mirliton, ou plutôt, de marmiton !

Buvard n°1

Jadis en un château dominant la vallée,

vivait gente princesse fille des Adhémar.

A cent lieues à la ronde, il n’était jeune fille

si charmante, si douce, si comblée par les fées.

Buvard n°2

Un pauvre marmiton amoureux de la belle,

la contemplait souvent aux grilles du manoir.

Poête ou troubadour il eut chanté pour elle,

peintre, il en eut laissé de ravissant portraits…

Buvard n°3

Colas, avec son feu, sa science, ses marmites,

tenta de faire mieux. En un chaudron de cuivre

versa doux miel de Provence dont le reflet doré

rappelait ses cheveux…

Buvard n°4

De belles amandes douces cassa puis grilla en brun clair : la couleur de ses yeux. De rouges pralines mit encore, et son visage entier soudain lui apparut. Cette bouche vermeille lui souriait enfin.

Buvard n°5

Mais pourrait-il un jour autrement qu’en vision lui déclarer sa flamme ? Hélas, vint chevalier illustre et fortuné demander au Seigneur la main de la Princesse.

Buvard n°6

Et ce fut au château fastes, réjouissances, puis le Prince charmant enleva l’épousée. Seul et désespéré le pauvre marmiton ne songea qu’à la mort pour lui ôter le poids d’une vie sans objet.

Buvard n°7

Sur un blanc parchemin il écrit sa détresse, il dit aussi comment le miel, les amandes et les rouges pralines lui donnèrent la vision de celle qu’il aimait.

Buvard n°8

Profitant de la nuit, à l’abri des regards il va cacher le test en un machicoulis, et pensant à sa belle, se jette dans le vide.

Buvard 8

Buvard n°9

Des siècles ont passé. De l’antique château il ne reste que ruines où parfois vont jouer les enfants de la ville.

Buvard 9 : la tour ruinée

Buvard n°10

C’est ainsi que l’un d’eux, plus hardi que les autres, dans le fond d’une douve, par hasard, découvrit le vieux, vieux parchemin.

Buvard 10, enfants dans les ruines

Buvard n°11

Miel, amandes, pralines ! Qui donc se chargerait de traduire ce grimoire ?…
Mais CHABERT et GUILLOT, les maîtres confiseurs. Ainsi dit, ainsi fait. Voici comment, dit la légende, est né le délicieux Nougat CHABERT et GUILLOT sous le signe de la Ruche d’OR.

Buvard 11, la ruche d'or

Buvard n°12

Et depuis, au quatre coins de Monde, CHABERT et GUILLOT ambassadeurs de Montélimar, patrie du Nougat, ont su faire apprécier par les petits et par les grands cette succulente friandise.

Buvard 12, Chabert et Guillot rules the world !

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