Un objet mystérieux…nommé SUXON

C’est un objet bien mystérieux que nous vous proposons aujourd’hui…

Essayez de deviner de quoi il s’agit à partir des indices fournis.

Indices :

·         Je suis une brosse mais je n’ai pas de poils !

·         On me frotte avant de m’utiliser,

·         Je n’utilise ni batterie, ni pile, ni prise de courant et pourtant je fonctionne avec de l’électricité !

L’objet mystère

Réponse : la brosse électrostatique

Cet objet mystérieux est une brosse électrostatique SUXON. Son principe est simple : un morceau d’ébonite (résine noire) est fixé sur un support en bois qui sert de manche. Avant d’utiliser la brosse SUXON, l’utilisateur frotte la partie noire avec la petite brosse en feutre fournie ce qui a pour effet de la «charger électriquement» : elle attire ainsi toutes les poussières par influence électrostatique.
Cocorico, cet objet était fabriqué en France, ainsi que l’atteste l’étiquette présente sur la boite d’origine et l’étiquette présente sur la brosse !

Il est difficile de dater cet objet mais il doit être antérieur aux années 1950.

Voici l’illustration du prospectus d’origine :


Le texte du prospectus est ici :


SUXON est bien un véritable aspirateur électrostatique. Soyez moderne, ne brossez plus, c’est-à-dire, ne déplacez pas uniquement la poussière ; seul un aspirateur l’enlève véritablement, c’est bien le cas de SUXON.
Le principe de SUXON est vieux comme le monde ; en effet, depuis toujours on connaît le phénomène de l’attraction électrostatique de l’ébonite, sur toutes les particules et, en particulier, sur les poussières ambiantes. Tous les écoliers et écolières ont fait cette expérience en se servant d’un manche de porte-plume en ébonite frottés et quelques morceaux de papier déchirés menus.
SUXON remplace avantageusement les lourds et coûteux aspirateurs électriques ; à cause de ces dimensions très réduites et de sa forme particulièrement étudiée, SUXON passe partout et va dénicher la poussière dans les coins les moins accessibles.
SUXON est toujours prêt à servir, sans courant, sans mécanisme ; de plus SUXON est garanti 10 ans.
SUXON absorbe par simple frottement toutes les poussières, les nids de vermine, les bactéries. Quand l’objet que vous dépoussiérez est vraiment propre, les rainures de SUXON apparaissent alors nettes.

SUXON se recommande particulièrement pour le nettoyage des Tapis, Coussins, tentures, Rideaux, Sièges rembourrés et Sièges d’auto, Literie, Billards, etc…
SUXON est en vente dans les Grands Magasins, des Pharmacies, les magasins spéciaux pour brosserie et articles d’entretien, etc…
Marque et modèle déposés sous le N°32.820
Diplôme de Médaille d’Or, Exposition des arts au Foyer, PARIS
SE MEFIER DES CONTREFACONS

Cet objet amusant, en bon état de conservation a été déniché par ma-petite-brocante.com.
Vous le trouverez en suivant ce lien : brosse électrostatique SUXON

D’autres objets insolites sont disponibles sur ce site de brocante en ligne !

La véritable histoire des tasses Mobil

Cet article a initialement été publié sur le premier blog de ma petite brocante en 2010 (midiblog). Ce service ayant fermé, nous le reproduisons ici.

Les tasses Mobil

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre…

En ce temps-là, en France, on achetait de l’essence dans des vraies stations-services. C’étaient des stations pas des petites infrastructures sur des parkings d’hypermarché. Il y avait un pompiste et une boutique où l’on allait payer. Il y en avait beaucoup plus que maintenant et il y avait plusieurs marques. Pour fidéliser leur clientèle, les stations services distribuaient des points de fidélité à chaque fois que l’on faisait le plein. En cumulant plusieurs points, on avait droit à un cadeau.

Tasse mobil

Dans les années 70, les stations Mobil offraient de la vaisselle. En particulier des tasses (aujourd’hui on dirait plutôt des mugs), avec un décor très pop et des couleurs tout aussi assorties, complètement dans l’air du temps de cette époque.

Ces tasses ont eu un très gros succès. On en trouvait dans toutes les familles.

On en rencontre souvent au hasard des brocantes et vous en trouverez sur mon site marchand :

Les tasses Mobil sur le site de ma petite brocante

C’est un exemple type du design des années 70.

Sur de nombreux sites internet, ces tasses vintage ont été attribuées à Richard Sapper.

Ce célèbre designer n’a rien à voir avec la tasse Mobil et ma petite brocante tient à rendre à César ce qui appartient à César !

Le créateur de ces tasses s’appelle Jean-Charles Meunier, il a aujourd’hui 70 ans, il est originaire du nord de la France. Mais laissons-le raconter lui-même l’histoire de la création de cemodèle.

J-C Meunier, créateur des tasses Mobil

Histoire de la création de la tasse Mobil

A propos de la tasse « Mobil », je fais donc le plus court possible pour vous rapporter avec plaisir cette naissance que j’ai vécue « plein pot » en 1972. 

Arrivant en droite ligne de mon Nord natal, « j’ai atterri » rue d’Alésia à Paris, à « l’Atelier 24 » dirigé par 2 graphistes associés, Claude Maurel et Claude Niclas. Je devenais donc le 3ème dessinateur, mais non associé.

Un jour, il y a eu un affolement au studio. Il fallait d’urgence créer un motif floral destiné à un support de cuisine (sans savoir lequel) pour un « gros client budget »,lequel client avait choisi l’Atelier 24 pour le représenter à un concours hors norme. 
Après plusieurs esquisses, rien de valable ne sortait du studio. Et puis, l’échéance arrivant, Claude Maurel a décidé tout à coup de m’envoyer présenter le fameux « dessin merdique » que j’avais « pondu » sans conviction et même pas fini.Selon lui, c’était honteux de présenter un projet bâclé de la sorte, d’autant plus que la concurrence était acharnée… avec des très beaux dessins fignolés à l’appui.


Bref, aujourd’hui les collectionneurs semblent s’arracher cette toute simple tasse Mobil pourvue d’un tout simple dessin né d’un manque d’imagination notoire!

Je me souviens forcément de l’hôtel Intercontinental où l’on m’a accueilli.  C’est le directeur en personne qui a réceptionné le paquet devant moi. Et en se dirigeant vers la salle d’exposition pour y découvrir le dessin, il n’a pas pu s’empêcher de sourire en ajoutant quelques quolibets à l’égard de notre équipe s’assurant au passage que je représentais bien l’Atelier 24, sinon l’auteur lui-même…

Bien plus tard, c’est en se tordant de rires que Claude Maurel m’a appris joyeusement qu’on avait retenu « mon dessin de merde pour Mobil », s’était-il esclaffé.

Ce jour-là, avec « les 2 Claude »,  Maurel et Niclas, j’ai bien ri  aussi et on a bu un bon coup pour cet événement inattendu. J’ai cru que les 2 associés plaisantaient vraiment jusqu’à ce que je découvre les bons d’essence/cadeaux des stations Mobil… où j’ai pu voir tout étonné « mon dessin » et gagner des tasses!!

Voila, c’était la petite histoire des tasses Mobil. N’hésitez plus à chiner ces beaux objets, adoptez la brocantitude !

Une collection de tasses Mobil

Graziella

Un peu de patience…

L’objet présenté aujourd’hui est un objet tout simple : une petite planchette de bois avec une rainure et un trou.

Avec cet objet aussi, on peut jouer aux devinettes. Voici les indices, à vous de découvrir le nom et la fonction de cet objet…

Indices : 

  • Je faisait partie du barda du soldat,
  • je contribue au prestige de l’uniforme,
  • mon nom est celui d’une vertu, mais aussi d’un jeu de cartes que l’on joue en solitaire…
Patience à boutons, planchette trouée

Réponse : la patience (à boutons) 

Cette petite planchette munie d’une rainure permettait aux soldats d’astiquer les boutons en cuivre de leur uniforme sans salir le tissu. On utilisait en effet une pâte assez grasse pour astiquer le cuivre. Tous les boutons d’une même rangée étaient insérés un à un dans le trou puis descendaient dans la rainure, il était ainsi possible de nettoyer en une seule fois tous les boutons de la veste.

Voiciune photo de l’objet « en situation » :

Patience en situation avec veste militaire

Les soldats inscrivaient sur leur patience leur nom et/ou leur numéro de matricule, certains y faisait des décorations. On peut lire un numéro de matricule sur cet objet : 3004 ! La photo n’est pas très nette mais on arrive à le lire !

Détail numéro de matricule

Cet objet, chiné par ma-petite-brocante est visible ici : patience

Cet objet daterait de la première guerre mondiale et faisait partie du barda réglementaire du poilu ainsi qu’on peut le voir sur le site suivant (plein de détails passionnants sur ce site).

Le barda du poilu !

Plein d’autres objets insolites sur ma-petite-brocante, site de brocante en ligne !

C’est aussi cela la brocantitude !

Clic clac … Kodak !

Le bel objet ancien que nous vous présentons aujourd’hui est un appareil photo vintage Kodak.

folding1

La référence est « N°2 Folding Hawk Eye Model B » par Eastmann Kodak, made in USA.

Le terme folding vient du verbe anglais to fold : plier. En effet, cet appareil est équipé d’un soufflet qui se replie totalement et vient se loger dans le corps du boîtier. L’appareil replié tient alors dans son étui en cuir que l’on peut tenir en bandoulière. Idéal pour partir en voyage !

Folding2

ancien-appareil-photo-folding-hawk-eye-n2-model-b-eastman-kodak (2)

La mise au point peut se faire de 2 à 30 m en jouant sur la longueur du soufflet (4 crans repérés par des graduations 2m, 3m, 9m, 30m). Un prisme orientable situé au dessus de l’objectif permet de faire la visée en mode portrait comme en mode paysage.

D’après les informations recueillies sur le lien suivant, cet appareil daterait de 1930 (ce site est un vrai musée de l’appareil photo ancien !).

Lien vers le site collection-appareils.fr

Ce type d’appareil était très à la mode dans les années 1930, ainsi qu’ Hergé nous le montre dans Tintin en Amérique (remarquez l’étui de l’appareil à la ceinture de Tintin!). Le folding (Kodak) est donc l’appareil du plus célèbre des reporters des années 30 !

 

Tintin

Cet appareil photo utilisait des films « 120 ». Il s’agit de négatifs au format 6×9 cm. Le tirage sur papier pouvait se faire sans agrandissement.

Et n’oubliez pas, comme le disait la publicité : c’est un Kodak qu’ils désirent !

kodak

Bien sûr, tout cela n’a plus rien à voir avec nos appareils photos numériques. Avec l’argentique : de belles photos en noir et blanc, pas de pixels. C’est aussi cela la brocantitude !

Histoire d’un objet : la médaille de B. Lassus

C’est l’histoire d’un objet un peu particulier. Une médaille du journalisme. Cet objet a été déniché à l’occasion d’une vente aux enchères dans une maison (une succession).

Cette médaille possède encore son écrin d’origine.

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Sur l’avers (la face principale pour les néophites) une très belle gravure de R. Cochet

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Sur le revers l’inscription Benjamin Lassus 1849-1949

Sur la tranche de la médaille, l’inscription : « Hommage du syndicat de la presse parisienne ».

Ce bel objet induit de nombreuses questions : Quelle est cette médaille? Qui en était le récipiendaire ?

Heureusement internet, est une vrai mine d’informations.

La signature R. Cochet : des recherches nous apprennent qu’il s’agit de Robert Cochet, un graveur qui réalisa de nombreuses médailles et monnaies. On trouvera des infos sur cet artiste en suivant ce lien :

Robert Cochet graveur

Peu d’informations disponibles sur internet sur la médaille elle-même. L’analyse de l’objet nous apprends que c’est une médaille du journalisme, délivrée par le syndicat de la presse parisienne, vraisemblablement en 1949 (ce qui correspond à l’apogée de la carrière de notre graveur).

Si un lecteur a des infos sur cette médaille, qu’il laisse un commentaire pour nous en apprendre davantage.

Et ce Benjamin Lassus ? Qui était -il ? Et cette date 1849-1949 : un centenaire ?

Google est peu bavard sur cet homme. En cherchant bien, on trouve un extrait d’un vieux journal sur le net : l’impartial, journal local de la Chaux-de-fond, daté du 8 février 1952.

C’est un entrefilet, un petit article sans prétention que l’on place pour boucler une édition, pour faire du remplissage :

Benj_Lassus

Et voilà, un illustre inconnu a été identifié. Ce Benjamin Lassus est né en 1849, il a été journaliste. Pour ces 100 ans, on a décidé de lui octroyer la médaille du journalisme, il devait être le doyen des journalistes français. En tout cas, il l’était à sa mort à 103 ans ! Pas mal pour un ancien combattant de 1870 !

C’est très amusant de retrouver l’histoire d’un objet et d’une personne à partir de 3 fois rien.

Ce bel objet est en vente sur le site de ma petite brocante :

La médaille de B Lassus

 

C’est aussi cela la brocantitude, retrouver les histoires des objets anciens !

Vive la brocante en ligne !!