Harry Eliott ou la ligne claire avant Tintin

Deux jolis petits cadres

L’autre jour, Graziella a ramené deux jolis petits cadres d’une vente aux enchères dans une maison bourgeoise du sud de la Corrèze.

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 Il s’agit de deux petites estampes ou lithographie en couleurs.

Observons les plus en détail.

Celle-ci représente « le dentiste ».

Le dentiste par Harry Eliott

Vous pouvez voir l’objet ici sur le site : le dentiste

et celle-là, c’est « le médecin« 

Le médecin par Harry Eliott

L’objet sur le site : le médecin

C’est très bien dessiné, c’est coloré, frais, amusant.

Un amateur de bandes dessinées vous dirait que c’est la ligne claire bien avant Tintin et Hergé !

C’est signé Harry Eliott (Eliott avec un « l » et 2 « t »), et je me suis intéressé à cet artiste.

Signature Harry Eliott

Harry Eliott, l’angliche

Tout est dit sur la page wikipedia d’Harry Eliott !

En voici un petit résumé :

Harry Eliott, de son vrai nom Charles Edmond Hermet est né à Paris en 1882 , et est mort à Villez-sous-Bailleul en 1959, est un dessinateur et illustrateur français. 
Amoureux de l’Angleterre, il adopta très tôt un pseudonyme anglo-saxon et essaya de se faire passer pour un Anglais.
Il est connu pour ses estampes au pochoir, humoristiques, de cavaliers, de scènes de chasse à courre, de moines et autres, dans le style victorien des illustrateurs anglais.
Outre ses estampes recherchées par les amoureux de la chasse et des chevaux, il réalise des illustrations pour des livres pour la jeunesse.
Au début du xxe siècle, il illustre des revues (Nos loisirs, Mon journal, Le Sourire, la Revue Illustrée).
De 1923 à 1940, il réalise également de nombreuses couvertures pour Le Chasseur français et des catalogues de Manufrance.
Perdant la vue et aimant trop la boisson, il décède en 1959 dans le plus complet dénuement.

D’autres infos sur ce site : Harry Eliott Club

Quelques autres œuvres

Admirons ensemble quelques œuvres d’Harry Eliott.

Voici la couverture de David Copperfield pour la bibliothèque verte.

David Copperfield de Dickens, illustration par harry Eliott

Et voici quelques uns de ces fameux moines :

En parcourant mes vieux catalogues Manufrance (j’en avais déjà parlé dans ce blog), j’ai aussi trouvé de belles illustrations d’Harry Eliott.

Voici la première :

Ca mordait si bien !

La légende est : « Ca mordait si bien ! »

Voici la seconde, la légende est « La première leçon » :

Ma preière leçon, manufrance

Cette belle image pourrait très bien illustrer un conte de Maupassant !

Louis